En bref
- La TVA sur l’achat d’un véhicule de tourisme n’est en principe pas déductible ; celle sur le gazole l’est à 80 % (100 % pour un utilitaire).
- L’amortissement fiscal d’une voiture de tourisme est plafonné selon ses émissions de CO2 ; la règle vaut aussi pour les loyers.
- Les indemnités kilométriques suivent un barème fiscal, majoré de 20 % pour les véhicules électriques.
- Les entreprises individuelles sont exonérées des taxes annuelles sur les véhicules de tourisme.
Le véhicule est souvent l’un des premiers postes de dépenses d’un indépendant ou d’une petite entreprise. Acheter, louer ou utiliser sa voiture personnelle : chaque solution a des conséquences fiscales et sociales différentes. Voici les principes pour faire un choix éclairé.
Acheter un véhicule au nom de l’entreprise
Le véhicule est inscrit à l’actif et amorti sur sa durée d’utilisation. Plusieurs règles limitent toutefois l’avantage fiscal pour les voitures de tourisme :
- TVA : la TVA sur l’achat d’un véhicule conçu pour le transport de personnes ou à usage mixte n’est en principe pas récupérable. Elle l’est pour un véritable véhicule utilitaire.
- Carburant : la TVA sur le gazole est déductible à 80 % pour un véhicule de tourisme et à 100 % pour un utilitaire.
- Amortissement : la part du prix au-delà d’un plafond, fixé selon le taux d’émission de CO2, n’est pas déductible.
- Taxes annuelles : les sociétés qui utilisent des voitures de tourisme peuvent être redevables des taxes sur l’affectation des véhicules (ex-TVS). Les entreprises individuelles en sont exonérées.
Si le véhicule est aussi utilisé à titre privé par un salarié ou un dirigeant, un avantage en nature peut être à déclarer.
Louer : crédit-bail ou location longue durée
La location préserve la trésorerie et lisse la dépense. Les loyers sont en principe déductibles. Pour une voiture de tourisme, la fraction du loyer correspondant à l’amortissement au-delà du plafond reste à réintégrer. Comparez le coût total sur la durée : loyers, kilométrage inclus, entretien, frais de restitution.
Utiliser votre véhicule personnel
Vous pouvez aussi conserver votre véhicule dans votre patrimoine privé et vous faire rembourser les trajets professionnels.
Le barème kilométrique
Publié par l’administration fiscale, il dépend de la puissance fiscale du véhicule et du nombre de kilomètres parcourus dans l’année. Il couvre forfaitairement la dépréciation du véhicule, l’entretien, les pneus, le carburant et l’assurance. Pour les véhicules 100 % électriques, le montant obtenu est majoré de 20 %. Avant d’appliquer un barème, vérifiez qu’il s’agit bien de celui en vigueur pour l’année concernée.
Pour un salarié ou un dirigeant de société
Les indemnités kilométriques versées à un salarié contraint d’utiliser son véhicule personnel sont exonérées de cotisations dans la limite du barème fiscal. Au-delà, l’excédent est soumis à cotisations. Conservez un justificatif de chaque déplacement : date, motif, trajet, kilomètres.
Pour un entrepreneur individuel
Selon votre activité et votre régime d’imposition, vous pouvez déduire soit les frais réels, soit des frais calculés selon un barème. Les conditions varient : faites-les vérifier avant de choisir.
Comment choisir ?
Le bon choix dépend de votre kilométrage, du prix du véhicule, de votre forme juridique, de votre régime de TVA et de l’usage privé éventuel. Une simulation chiffrée sur plusieurs années est souvent plus parlante qu’une règle générale.
Notre équipe fiscalité peut comparer les options pour votre situation. Le traitement des frais de véhicule est ensuite intégré à votre comptabilité. Pour un rendez-vous, contactez-nous.
Une question sur votre situation ?
Les experts-comptables du cabinet TWO, à Hoerdt, vous répondent : premier rendez-vous sans engagement.
Sources : « Comment déduire la TVA sur mes achats ? », impots.gouv.fr ; « BIC – Amortissements des véhicules de tourisme » (BOI-BIC-AMT-20-40-50), BOFiP-Impôts (bofip.impots.gouv.fr) ; « Taxes sur l’affectation des véhicules de tourisme (ex-TVS) », Entreprendre Service Public (entreprendre.service-public.gouv.fr), vérifié le 21 février 2026 ; « Impôt sur le revenu – Frais professionnels : forfait ou frais réels (déduction) », Service Public (service-public.gouv.fr), vérifié le 15 avril 2026 ; « Les frais professionnels », Urssaf (urssaf.fr), mis à jour le 25 août 2026.
